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Ergopolis
CATHERINE FRANCESCHI-CHAIX
LE SYNDROME DE BURN-OUT: ÉTUDE CLINIQUE ET IMPLICATIONS EN PSYCHOPATHOLOGIE DU TRAVAIL
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Introdution

Le travail est une loi universelle de l’humanité qui place l’homme dans une certaine ambivalence: travailler est une nécessité ("gagner sa vie"), une source de progrès moral et matériel, mais c’est aussi une souffrance psychique et physique ("se tuer au travail").
Avec l’avènement de la société post-industrielle, le travail s’est vu allégé par les progrès technologiques, surveillé par des lois protectrices, compensé par les vacances et les loisirs (AMIEL,1989).
Or, depuis l’après-guerre, il a été de plus en plus question de la fragilité de l’équilibre psychologique des travailleurs, de leur « fatigue », à l’image par exemple de « la maladie des dirigeants » ou de « la névrose des téléphonistes et des mécanographes ».
Les enjeux de la toxicité du travail sur la santé mentale ont fait l’objet d’une réflexion grandissante qui a donné naissance à une nouvelle « discipline » : la psychopathologie du travail dont nous exposerons les origines et le développement dans la première p&e de notre travail.
Si, grâce à la psychopathologie du travail, le couple « travail-fatigue » est devenu évident dans sa notion de souffrance, il en est un autre qui s’est progressivement dessiné : celui de « professioné puisement ». La profession renvoie à un acte de parole qui engage l’individu dans son identité sociale. L’épuisement évoque la métaphore du puits qui est devenu sec (LEBIGOT et LAFONT, 1985).
Nous nous sommes intéressés à cet épuisement professionnel parce que tout d’abord, en tant que trouble psychopathologique, il implique à plus ou moins long terme l’intervention nouvelle du psychiatre ou du psychologue sur les lieux du travail. Ensuite, parce que cet épuisement semble prendre des proportions grandissantes à l’image du syndrome de « bum-out » décrit aux Etats-Unis et au Canada.
Le « burn-out » est le plus souvent traduit par « syndrome d’épuisement professionnel » en discours francophone. Il se développe dans les professions d’aide et de responsabilité envers autrui (enseignement, soin, soutien social ou judiciaire...).
Notre deuxième partie présentera donc ce qu’est ce syndrome depuis sa description initiale en 1974 par FREUDENBERGER, psychanalyste américain, jusqu’à son évolution actuelle. Nous verrons comment au fil des années et au prix d’une abondante littérature son sens original s’est élargi, déformé, dilué. Actuellement, son utilité est perdue de vue, son entité nosologique (à supposer qu’elle existe) est mise en doute devant l’absence de spécificité du concept. Ainsi, le « burn-out » serait devenu bel et bien victime de sa popularité, tel un phénomène de mode.
Il n’a pas épargné l’Europe, où on le voit de façon moins appuyée, occuper un espace situé entre médecine du travail et psychiatrie (espace concernant la santé mentale du sujet en situation de travail).
Cet engouement ne doit pas laisser indifférent : le concept de « burn-out », outre des hypothèses théoriques et une réflexion clinique parfois solides, a impliqué la création d’échelles de mesures et d’infrastructures de soutien professionnel pour pallier aux conséquences coûteuses qui lui sont attribuées : absentéisme, troubles mentaux ou somatiques divers, voire au contraire
« présentéisme apathique » entravant un bon déroulement du travail à effectuer.
Au cours de notre pratique d’interne en psychiatrie nous avons eu l’impression de rencontrer un certain épuisement au sein des équipes infirmières voire d’expkrimenter personnellement un certain découragement dans le cadre de simations de soins.
Peut-on dire alors qu’il s’agissait du «burnout» ? Quelle serait ainsi sa validité transculturelle? Ne ressemble-t-il pas aux résultats déjà plus anciens et connus des recherches sur le stress au travail ? Et quelle est sa relation avec d’autres pathologies psychiatriques (dont on veut tant le démarquer) qu’elles soient adaptatives, dépressives ou anxieuses? Nous avons donc retenu pour notre étude des interrogations forcément réductrices : le «burnout» peut-il se rencontrer dans un système de soin français ? Nous en doutons, mais si tel est le cas il faut bien préciser ses rapports avec le
stress, un éventuel noyau dépressif, une anxiété névrotique.

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